" UNE LANGUE QUI MEURT, C'EST TOUT UN PEUPLE QUI DISPARAÎT "
Dans cette petite île, nombreux sont les enfants qui arrivant à la maison, à la sortie de l'école, se retrouvent dans des quartiers et des familles où le patois demeure le moyen le plus adapté pour transmettre les sentiments les plus forts; C'est l'outil de communication par exelence.
A l'heure où des quattre coins du monde, des voix s'élevent pour faire comprendre que la richesse des populations de notre terre est avant tout de faire partager leurs differences sans excès et sans discrimination, il nous appartient à nous , habitants d'une petite île, d'apprendre à nos jeunes à respecter et à mettre en valeur ce qui a toujours fait notre force et contribué à faire de nous des hommes et des femmes fier de leur patrimoine.
Nos générations d'aujourd'hui doivent pouvoir continuer à vivre en harmonie avec le passé et le présent sans avoir à en rougir.
Cela peut certainement surprendre quand on découvre que sur une petite île de 25 km2 continue à subsister une telle diversité linguistique : Sous le vent/ Au vent, comment une population a t-elle pu traverser les vicissitudes du temps en conservant un si grand nombre de tradition ? Toutes ces valeurs, nous nous devons de les transmettre à nos jeunes, parcequ'elle représentent une richesse qui nous a été fidèlement transmise par tous ceux qui ont vécu avant nous.
Nous avons des richesses et une culture qui s'enracinent dans un passe rempli d'évènements dont ne parlent pas les livres d'histoire, mais qui constituent des passerelles entre les générations. vouloir délibérément "couper les ponts" équivaut à séparer l'arbre de ses racines.
En écoutant parler les un et les autres, on retrouve dans l'emploie du patois de nombreuses expressions empruntés au vocabulaire marin ou celui des pêcheurs, il en est de même de l'utilisation des expressions d'origine étrangére qui est le résultat de l'intensité de nos relations commerciales et économiques avec les Iles voisines.L'apport du vieux français demeure trés important.
Aujourd'ui devant le désarroi de nos jeunes génération nous nous plaisons souvent à dire : " ils n'ont plus de repéres, ils sont déboussolés".
Gardons toujours présent à l'esprit que l'utilisation de la langue maternelle est un signe d'appartenance à un groupe qui a ses limites ancrées dans une réalité, reflet d'un réseau d'échange, valorisé par l'épreuve du temps.
Extrait : Du patois au français réalisé par
l'équipe Enseignante des classes maternelles
et primaires de l'école Ste Marie de Colombier.