A Saint-Barth, dans le temps d 'avant, les pêcheurs partaient à la pêche avec des pirogues de 5 à 7 mètres de long taillées dans le gommier, avec, comme " moteur" une simple petite voile . Beaucoup d’habitants des quartiers de Corossol, Saline, Lorient et Cul-de-Sac possédaient une petite embarcation de 3 à 4 m, le doris, pour lever les casiers et pêcher le long de la côtes. Corossol comptait alors une douzaine de pirogues pour une dixaine de doris dont certaines existent toujours.
la mer regorge de poissons et crustacés délicieux qui ont fait le bonheur des premiers habitants de l'île. Au fil des siècles, la tradition s’est perpétuée et, aujourd’hui, ces produits de la mer appartiennent plus que jamais au patrimoine culinaire de nos régions.
LA PECHE A LA LIGNE
Elle n' est pas beaucoup pratiquée par les professionnels, par contre elle fait le bonheur des plaisanciers du dimanche pour la pêche aux "grands gueules" et autres "colas" ou "hadnoses" , la technique est simple, il
s'agit d'un fil nylon parfois lesté avec un plomb ( selon le poisson à pêcher) et tenu à la main sur lequel sont accrochés un ou plusieurs hameçons avec de l 'appât.
Elle peut être pratiquée à bord d'un bateau, sur un ponton ou quai ou tout simplement sur le littoral marin ( plus communément appelé la pêche aux roches)
LA PECHE A LA NASSE
Cette pêche utilise une sorte de piège appelé nasse ou casier .Elle a une grande taille qui nécessite une solide armature en bois ou en fer pour maintenir tendu le grillage en fer .Lorsque les nasses sont terminées les pêcheurs les mettent sur les canots pour aller les déposer en mer. Les poissons pénètrent dans la nasse par un entonnoir situé devant ; un appât, constitué de peaux de boeuf ou de poissons avariés, attire les poissons. Suivant les grandeurs des mailles on peut sélectionner les poissons pêchés. La pêche aux nasses est très rentable à cause de sa simplicité et de son efficacité. Les nasses sont levées en moyenne une fois par semaine et les poissons pris sont extraits de la nasse par une porte prévue à cet effet.
LA PECHE AUX FILETS
Les filets possèdent une nappe maintenue verticale par une ligne de flottaison qui suit le plus grand côté « ralingue » tandis que l’autre côté parallèle lesté de plomb est sous l’eau . Ils ont des mailles de taille variable selon l’espèce à pêcher et l’on parle de filet à orphies, filet à balaous, filet à caillus . Un seul canot avec équipage suffit pour leur maniement .
LES TREMAILS sont utilisés à St Barthélemy seulement depuis une vingtaine d’années . Ce sont des filets dont la nappe est constituée par trois couches : L’une centrale faite de petites mailles de trois à quatre cm d’ouverture et les deux autres l’encadrant constituées de grandes mailles de vingt cm . Leur longueur est d’environ cent mètres pour une hauteur de deux mètres à deux mètres cinquante . C’est un filet qui doit être ancré sur le fond . Il est posé le soir et relevé le matin . Ce court délai de pose doit être respecté car le poisson pris meurt rapidement sur place et il devient vite impropre à la consommation . A cause de ses inconvénients c’est un filet qui est peu utilisé . LES FOLLES sont des filets à mailles très larges (trente cm) qui étaient utilisées pour la capture des tortues carets. Les folles ne sont plus utilisées à cause d’une réglementation très stricte protégeant les tortues .
LA SENNE est un filet utilisé essentiellement pour la capture des coulirous qui sont des poissons pélagiques s’approchant des côtes .Sa taille est de 300 mètres de longueur au minimum avec une nappe constituée de mailles de taille variable. La seine n’ est mise à l’ eau que lorsque le banc de poissons est repéré, elle est ensuite tirée vers la plage par des canots à moteurs, puis elle est fermée en cercle puis ancrée.
La pêche à l’épervier :
L’épervier est un petit filet individuel de forme conique de 2 à 3 m de haut qui est destiné à être lancé sur le bord des plages afin de capturer les pisquettes ( pour faire des beignets )et les caillus ( à rotir) ou des sardines qui serviront d’appât pour d’autres types de pêche.
LA PECHE A LA TRAINE COTIERE
Pêche pratiquée à partir d'une embarcation légère, à une vitesse de traîne de 3 à 5 noeuds. La traîne se pratique, avec les lignes tendues à l’arrière du bateau. - Traîne à main : animation du montage possible. La détection de la touche se fait par des tirées imprimées par le poisson sur la ligne. - Traîne à la canne : la canne est logée dans un porte-canne du bateau. Le frein du moulinet est desserré. Le bruit du frein permet la détection de la touche.
LIEUX DE PECHE Plus ou moins 5 milles des côtes - sur les fosses sableuses, rocheux - sur épaves et les DCP - sur les chasses de poissons
Un dispositif de concentration de poissons consiste en un câble métallique tendu dans l'eau, ancré par un ballast au fond de la mer et maintenu en place par une bouée à la surface. Des morceaux de sacs ou de filets attachés à la ligne piègent le phytoplancton omniprésent que mangent les petits poissons, lesquels attirent à leur tour les plus gros poissons. En plaçant leurs bateaux à proximité, les pêcheurs ont pratiquement la garantie de prises beaucoup plus importantes.
LA PECHE AUX ORPHIES
Pêcher aux orphies à partir d'un bateau permet de prospecter des endroits inaccessibles à pied et de toucher diverses espèces de poissons " orphies de canal, orphies de terre, coutelas " avec souvent de grosses prises. Les orphies vous donneront beaucoup de fil à retordre si vous décidez de les pêcher avec un fil fin (16 à 18/100). Les orphies sont très intéressants à pêcher . Les leurres employés sont de taille moyenne, ils imitent des petits alevins, des petites crevettes ou encore des petits calamars.Il existe dans les gammes des fabricants un nombre important de leurres tous très efficaces mais le meilleur reste encore les appâts naturels tel que : la seiche, le calamar ou le simple petit poisson comme le caillu.
LA PECHE AUX GROS
St Barth est devenu un haut lieu de la pêche au gros dans la Caraïbe. Des concours de pêche sont organisés tout au long de l’année et les meilleurs des Antilles viennent s’affronter. Le plus connu se déroule au mois de juillet, le « St Barth open fishing tournament ».
Bien sûr, pour le spectacle et pour les prix, quelques spécimens sont ramenés à terre face au public qui vient chaque soir sur les quais, sous la potence de pesage, profiter des animations. A d'autres périodes, les pêcheurs locaux scrutent le passage des bancs de daurades coryphènes, des thons ailés, des thons jaunes ou se lancent dans la traque du wahou, le long des tombants. Quelle que soit la période, la pêche au gros est avant tout synonyme d'une bonne sortie en mer, qui laisse des souvenirs de chaude et épuisante journée antillaise.
Daniel Magras, Marin Pêcheur explicant le métier de Pêcheur et les differentes techniques de Pêches à St-Barth lors de la journée du Patrimoine à Corossol .
LA PECHE SOUS-MARINE
La pêche sous-marine est une activité tout à fait passionnante mais dangereuse qui demande une rigueur de comportement.
Ça commence en général par un baptême, par le bonheur de respirer sous l'eau, en apesanteur. Très vite la découverte conjointe de la vie sous-marine et de la technique excite notre curiosité et nous pousse à vouloir aller plus loin (pas forcément plus profond !).
Le plaisir de la pêche sous-marine est étroitement lié à la sécurité. C'est la raison pour laquelle l'évolution d'un plongeur passe obligatoirement par l'intégration progressive de certaines notions techniques.
La pêche sous-marine est l'activité consistant à capturer des animaux marins en apnée et dans le cadre d'une réglementation précise.
Cette réglementation concerne les matériels mis en oeuvre pour pêcher, les espèces protégées, les zones et périodes d'interdiction, etc.
C'est pourquoi, nous vous invitons a consulter le site de la réserve naturelle de St-Barthélemy pour éviter bien des petits soucis!!!
A savoir : la Ciguatera
La ciguatera est une toxine alimentaire accumulée par certains poissons. Son ingestion par l’homme peut provoquer une intoxication plus ou moins grave. Certaines espèces ne doivent jamais être consommées : le barracuda, le tétrodon et le diodon.
D’autres peuvent l’être à la condition que le poisson pêché pèse moins de 1 kg : le vivaneau oreille noire, le pagre dent de chien, le pagre jaune.
Enfin, d’autres sont consommables dans tout le sud de la Caraïbe mais interdites à la vente au nord du 16°5 de latitude nord : la carangue noire, le vieille morue, la carangue gros yeux, la murène verte, la carangue jaune, la vieille blanche, la vieille varech, la vieille à carreaux ou la carangue bleue.